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A mon petit chat…

 

Chapitre 1: Le capuchon rouge

Il faisait chaud cet été là, je m'en rappelle comme si c'était hier, mais si je m'en rappelle, ce n'est pas grâce à la forte chaleur dégagée par le soleil de cet été 1963 qui caressait mes joues et tout le reste de mon corps, en laissant derrière lui un hâle bronzé, qui je dois dire en a déjà fait craquer plus d'une ! Mais bel et bien à cause des flammes de l'enfer dont, j'ai vu jusqu'à l'entre du bucher. Car oui, j ai vu l'enfer de près, peut-être pas l'enfer comme décrit dans la bible, mais mon enfer, et celui de mes amis de l'époque, oui notre enfer de 1963, ou le diable (ou plus tôt, le gérant de notre enfer) portait le nom, de Samuel Freeman, rien que de reprononcer ce nom, j'en ai encore la chair de poule…
Et pourtant, étant atteint d'un cancer qui me ronge encore plus vite que Samuel pouvait nous courir après, j'ai décidé de vous faire part de ce qui me tient éveillé tous les jours, depuis maintenant 40 ans, au plus profond de mes nuits d'angoisse. Et c'est cette histoire que je vais vous conter, la nôtre…

Ch.1 La rentrée.

1er septembre 1963, 7h00

Comme décrit plus haut, il faisait chaud, cet été, la chaleur du soleil,et sa clareté,percaient déjà mes rideaux et m'éveilla en douceur. Je n'étais pas encore bien éveillé, mais j'entendis ma mère sortant de son lit, et comme à son habitude, pendant la période scolaire, elle tapota sur la porte de ma chambre, pour s'assurer que j'étais bien éveillé.

Après avoir enfilé mon petit déjeuner, je pris la direction de l'arrêt du bus scolaire.
Mes trois amis, Frédéric, Cédric et Steeve étaient déjà là, apparemment aussi content que moi, de reprendre l'école, en cette journée estivale, mais il le fallait.
Je n'eus le temps de les saluer, que fred, me dit, regarde derrière toi ! Et c'est là au moment ou je me suis retourné, que pour la première fois, j'ai pu apercevoir le silhouette frêle, de notre pire ennemi.
Il tenait la main de sa mère, et se dirigeait vers nous, je compris directement qu'il s'agissait des nouveaux voisins! Car mon père en avait parlé hier pendant le repas du soir.
La dame prit la parole la première, me demandant si j'étais le petit garcon, de M. Pierre, le médecin du village.
Je lui répondis que oui, et d'un air surpris je lui demandai, si elle connaissait mon père, elle me répondis que oui, qu'ils venaient de s'installer en tant que voisin depuis seulement une semaine, mais que le petit, (Samuel) n'était arrivé qu'hier.
Dit, bonjour samuel ! Ce sont tes nouveaux amis. Samuel, ne broncha pas, pas un mot, je ne pu apercevoir son visage, car en ce matin, ou les 20 degrés celsius, avaient déjà fait leur apparition, lui, était vêtu d'un bermuda, rien de plus normal, mais d'un sweat rouge, avec un capuchon, couvrant à la fois sa tête et son visage. Par cette chaleur là, je me posais quand même des questions…
Sa mère se contenta, de nous dire qu'il était un peu timide, et nous demanda, de prendre soin de lui, pendant le voyage, et qu'à l'école la maîtresse(Mme Boisfort) le prendrait en mains, dès sa sortie du bus.
Nous lui répondîmes tous en cœur, qu'elle pouvait nous le laisser, et que nous ferions de notre mieux.
Elle l'embrassa, pour le mettre en confiance, comme une mère embrasserait son fils, avant une première journée d'ecole, mais lui, ne leva même pas la tête, son indifférence était telle, que je me dis, encore maintenant, que Samuel, n'aimait pas sa mère.

Le bus arriva et nous y montâmes, Samuel, quant à lui, laissa sa mère sur le trottoir et pris la même direction que nous dans le bus.
Dans le bus, c'etait pas compliqué, tout le monde avait sa place, et gare à celui qui empruntait la place d'un autre, Steeve, Cédric et fred, sur la même banquette, et moi, depuis nos premières classes, était aux cotés de la si mignonne Sophie, une vraie beauté cette fille, à 12 ans, certaines formes font leurs apparitions, je m'en rappelle, aussi bien que la chaleur de cet été, elle avait mis un petit débardeur bleu, et je pus apercevoir sa poitrine juvénile, prendre forme, ma maladresse légendaire allait encore frapper, je m'approchai d'elle et lui dit,

-Salut Sophie, alors, on a pris deux pommes pour le petit déjeuner de 10h00 ?

CLACK, le bruit résonna dans tout le bus, et mon oreille en a résonné pendant tout le trajet, je me demande encore si les occupants du bus ce matin là, rigolaient pour ma plaisanterie ou pour la gifle.
Soit, tout ce que je sais, c'est que depuis ce matin là, je n'eu plus ma place favorite, elle avait directement, mis son cartable à côté d'elle et la place était prise.
Je me dirigeai donc, vers la fin du bus ou là, une place était libre, et devinez à côté de qui ? Oui ! la place était libre à côté de Samuel, je n'eu pas le choix, et décidai de m'installer à ses côtés, j'aurais pu par politesse m'adresser à lui, en lui demandant si elle était libre, mais à quoi bon, il ne me répondrait quand même pas, et en plus, personne n'allait venir s'asseoir à côté de lui, vu que d'un, il était nouveau, et de deux, il était plus mystérieux que le diable lui-même…

Tout le bus nous observait, moi, la grande gueule qui avait commencé son premier jour d'école en me ramassant une gifle monstrueuse, mais peut-être bien méritée de Sophie, assis à côté de ce nouveau et mystérieux petit garçon, au capuchon rouge abaissé jusqu'à son menton, mais le trajet était assez court, et je vis déjà la façade de l'école.

En sortant du bus, je sentis une main prendre la mienne, d'habitude, c'était celle de Sophie, mais là non, c'était Samuel, il m'avait déjà pris à parti, et à mon avis, avait déjà senti en moi l'amour tellement fort que j'avais à revendre et que je ne soupçonnais même pas en cette année 1958, mais lui l'avait déjà senti, cet amour, grandeur nature. En général les gens sans amour, et les enfants viennent vers moi comme des aimants, mais repartent aussi vite, car ils ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas, et cette connaissance, s'appelle tout simplement l'amour…

Bien sûr, devant mes amis, je détendais ma main, pour qu'il la relâche, mais non il l'a resserra aussi fort ,comme si elle était dans un éteau, forgé en or. Oui, en or, quel forgeron n'aurait pas vendu son âme au diable pour travailler l'or toute sa vie, et bien Samuel, n'avait pas à le faire, car il avait ma main dans la sienne et pour lui j'étais le forgeron de son âme…

Madame Boisfort, la maîtresse d'école attendait, comme la mère de karl nous l'avait dit à l'entrée de la cour.
Après l'avoir pris en charge, elle nous invita à former les rangs, Samuel quant à lui ne se désintéressait pas de moi ,et me repris la main, comme dans le bus, ça tombait bien, j'étais quand même seul, sans Sophie, et seul, pour former un rang de deux par deux, ce n'est pas évident.
Mais qu'il reste avec moi ne me dérangeait pas, mais nom d'un chien qu'il lâche ma main, on est plus à la maternelle…

Après être entré en classe, nous nous sommes installés.
Samuel se tenait debout aux côtés de Mme Boisfort, les présentations allaient commencer, mais avant, elle allait faire de moi la risée de toute la classe,elle me demanda, pourquoi Sophie avait changé de place, alors que cela faisait cinq ans, que Sophie et moi, partagions le même banc, au cours de notre enfance, je lui répondit par un simple regard, elle comprit que ce n'était pas le moment de me poser ce genre de questions, et passa à la présentation de Samuel.
Bonjour à tous, j'espère que vous avez tous passé de bonnes vacances et êtes revenus bien reposé, car cette année ne va pas être facile, c'est votre dernière année en primaire et le passage vers la grande école.
Cette année, nous avons un nouvel ami, son nom est Samuel, il vient d'un pays étranger très lointain, qui se nomme la Transylvanie, nous regarderont ensemble sur la carte tout à l'heure ou se situe ce pays par rapport au nôtre, je me doute que tout le monde, se demande pourquoi porte-t-il, un capuchon ?
Et bien Samuel, est atteint d'une maladie très rare, il ne peut être en contact direct avec les rayons du soleil et sa clarté. Le soleil, pour Samuel, est comme le feu vif pour nous.
La matinée avait commencé comme toute autre première journée d'école, jusqu'à la récréation ou là, la première altercation allait avoir lieu.
Comme dans chaque classe,il y a toujours un doué, un cancre, et un méchant, nous n'allons pas épiloguer, la dessus, mais juste sur notre méchant, autrement dit, Karl, la pire brute que cette école ai connue, le gros Karl, était une vraie saleté, la méchanceté à l'état pur.
Il était accompagné, de ses sous-fifres, John (le peteur), Manu(le roteur)et enfin, Nicolas (le cracheur)
A eux quatre, il faisait régner une terreur stupéfiante, dans la classe et surtout à la récréation, là, c'était un peut les cowboys, les leaders, il faisait leurs lois, et personnes, n'auraient osé, dire le contraire.
Déjà en classe, j'avais pu apercevoir l'intérêt que Karl, avait pour Samuel, il est vrai, que tous avions de l'intérêt pour ce garçon au capuchon rouge, atteint d'une maladie très rare, mais bien sur l'intérêt premier était de découvrir qui se cachait derrière ce capuchon.
Si j'avais su à ce moment là,qui se cachait derriere ce capuchon, je vous assure que j'aurais laissé tomber…
Le gros Karl, avait l'habitude de manger avec ces amis, sur le seul banc publique de l'école qui était protégé des rayons du soleil, il était placé au nord, et était caché par la grande bâtisse de la bibliothèque, c'était pour ainsi dire leur banc, et personne n'osait aller s'y aventurer, mais Samuel, ne le savait pas, et y était assis pendant l'heure de midi.
Quand, le gros Karl arriva à hauteur de Samuel, il lui fit une petite tape dans le dos, pour quelqu'un qui ne ne connaissait pas Karl, cela aurait pu passer pour un avertissement, et bien non, cette petite tape était sa façon de vous dire toi t'es mort, un peu comme le baiser sur la bouche des grands parrains italiens de la mafia.
Samuel,se retourna, je pus apercevoir d'où j'étais qu'il parlait, mais ne pouvait entendre, tout ce que je sais, c'est que Karl, eu un moment de recul, et je pu apercevoir ses yeux,on aurait dit qu'ils allaient sortir de leurs orbites !
Puis Karl, se retourna et alla s'asseoir, un peu plus loin, sans dire un mot, encore maintenant, je me demande encore ce que Samuel, a bien plus lui dire, mais croyez moi ou pas, ce jour là, Karl avait eu la frousse, oui, lui qui aimait tant, nous l'a donner, cette fois-ci ,c'était pour lui.

Chapitre 2 : La découverte…

L'après-midi c'était passée sans anicroche, tout le monde avait repris sa place au sein de l'école, ainsi que dans la classe, à part moi, bien sûr…
15H30,allait retentir, à l'horloge placée au dessus du bureau de M.boisfort, et l'école allait bientôt être finie pour aujourd'hui.
Une fois l'école terminée, tous se précipitait à l'attente de l'arrivée du bus scolaire, qui allait une fois de plus nous ramener chez nous, dans le bus, étant bien entendu assis aux cotés de Samuel, les questions sans réponses, commençaient à me turlupiner. Genre, le soir venu, il retire quand même son capuchon? A quoi ressemble-t-il ? A-t-il un père? Et est-ce que ce dernier vit avec eux? Il était mon voisin, et je me doutais que je ne tarderais pas à découvrir toutes les réponses à ces questions.

Le soir, venu nous eûmes une curieuse visite, un homme se présenta à notre porte, il était le père de Samuel, il était grand, mince, et d'une parfaite constitution, d'après ma mère, il avait l'élégance de richard Chamberlain, ou d'une toute autre vedette de l'époque. Il était vêtu d'un costume noir, trois pièces, et ce qui me frappa, c'est qu'il avait une peau si blanche comme de la neige, son charisme et son charme enchantaient mes parents, et ils l'invitèrent à rentrer.
Mais, Douglas Callahan, c'était son nom, ne venait pas exclusivement pour se présenter, mais pour moi, il venait en fait, pour me poser des questions sur l'altercation qui avait eu lieu dans la cour de récréation entre son fils et Karl. Je ne pus lui répondre que je n'avais vu que son regard, et rien d'autre, j'étais bien trop loin pour pouvoir entendre quoi que se soit, de là ou j'étais, et que Karl, avait l'habitude d'embêter son monde sans raison bien spécifique, d'ailleurs, j'étais un de ses favoris avant l'arrivée de Samuel.
Mon père se servit un verre de cognac, lui ne voulait rien boire, et pourtant, il avait soif, je le sentais d'une manière indescriptible, le souper était déjà servi sur la table, mais comme c'était une fondue, on avait bien le temps, et ce qui me frappa avec stupeur c'est que dès que mes parents lui avait tourné le dos, il s'était empressé d'ingurgiter avec une telle délectation, un morceau de viande crue dans le plat de service, qui était posé sur la table, mais pas n'importe lequel, celui qui était le plus juteux. Rappelez-vous, un homme d'une telle élégance (à la Richard Chamberlain) ne pouvait, en tout cas, pas dans mon esprit, plonger sa main dans un plat de viande crue et l'ingurgiter avec autant de goût. Peu après, il sortit de chez nous, en me demandant, ou pourrait-il trouver la maison de Karl.

Mes parents étaient d'accord avec moi, sur un point, il était vraiment bizarre, cela faisait deux jours qu'ils avaient emménagé, et pourtant, on pouvait déjà leur rendre un jugement, pourtant, ce genre de jugement était rare dans l'enceinte de notre ménage.

La nuit se passa sans anicroche.

Buzzz,buzzzz,buzzzzzzz…… ,c'était mon réveil matin, il était déjà 06H30, et mon réveil sonnait déjà la chamade.
Après m'être réveillé, je descendis, et là, j'entendis mes parents parler assez discrètement, c'est à ce moment là, que mes suspicions allaient prendre de plus en plus d'ampleur.
Ils parlaient à voix basse, mais je pus décemment entendre quelques lignes de leur conversation, au sujet des voisins.
Ma mère, disait à mon père, que cette nuit, fut assez agitée et qu'elle avait entendu de drôle de bruit, chez les voisins.
Un véhicule, un déchargement, des bruits de caisses, dont elle n'avait plus qu'un vague souvenir, elle dit aussi, qu'au moment ou elle s'est approchée de la fenêtre de la chambre pour voir ce quil y avait, elle avait pu apercevoir, Douglas Callahan, qui l'observait par le biais de la fenêtre de sa chambre, il avait d'après elle, un rictus des plus emcombrant et elle dit aussi, qu'il avait l'air plus jeune ou en meilleure santé que lors de sa visite du début de soirée, elle épilogua, même sur un air de satisfaction, ou plutôt de quelqu'un de rassasié. La conversation, s'était éteinte, et je pus enfin, descendre comme si de rien n'était.
Ils n'avaient pas l'intention de me dire quoi que ce soit, à ce sujet, et ils n'en firent rien, mais, dès mon arrivée à l'école, j'appelai mes amis, et voulu prendre plaisir à leur faire part de ma nouvelle, mais Cédric m'arrêta directement, car, cette nuit, il y avait eu d'autres choses bizarres, et il commençait à nous expliquer, ce qu'il avait entendu de ses parents ce matin, voici ses dires :

« Hier, j'ai appelé Karl, car j'avais des figurines à lui échanger, (Karl et Cédric étaient des inconditionnels, des figurines freelastic, c'étaient des figurines de petites tailles, représentant des héros de film d'horreur, genre, frankestein, jason, freddy, dracula, etc) et Cédric, l'invita à se rendre chez lui, pour pouvoir consister à d'éventuels échanges, ce qui ne se fut pas, car Karl, n'arriva jamais au domicile de Cédric.
Les parents de Karl, inquiets, téléphonèrent aux parents de Cédric, mais aucune réponse satisfaisante ne leurs fut rendues, mais peu avant 4h00 du matin, les parents de Karl avertirent les parents de Cédric, que Karl, venait de rentrer à la maison, mais il était assez bizarre et ne voulait pas parler, mais juste se reposer, il était blanc comme neige, et avait l'aspect de quelqu'un qui serait mort et puis revenu à la vie par on ne sait quel miracle, mais il était là, en vie et chez lui et pour ses parents c'étaient plus qu'important. »
Donc, nous ne verront pas Karl, ce matin à l'école, mais Samuel, quant à lui était bien là, revêtu de son éternel pull-over rouge et son visage caché par son horrible capuchon rouge.
Mais son visage n'était plus aussi recouvert par ce capuchon, et on pouvait presque apercevoir le bout de son nez, comme disait ma mère pour son père, il avait l'air rassasié et même un peu mieux de sa personne. Pourquoi? A cet instant là, je ne pus y répondre, et pourtant, j'avais déjà ma petite idée, mais parler de mon intuition à cette époque et encore maintenant revenait presque à dire que j'étais devenu fou, même moi je me posais des questions sur moi même quand cette idée m'est venue à l'esprit…et pourtant, notre petite enquête sur la famille callahan allait commencer.

A la fin des cours,nous allions rendre visite à notre cher et détestable ami Karl.
Après avoir tambouriné, sur la porte de chez Karl, pendant plus de dix minutes, personne ne répondait à notre appel, la voisine(la gazette) comme on aimait la surnommer, sortit de chez elle, elle aussi nous voyant faire un tel fracas, se demandait pourquoi personne ne venait ouvrir, alors que la vieille citroen des parents de Karl était encore garée devant chez eux et qu'elle n'avait vu personne sortir de là ce matin. Les volets n'avaient pas encore étés ouverts et pourtant comme à l'habitude les parents de Karl avaient cette habitude, de rentrer la voiture au garage, la gazette, nous expliqua que cette nuit, elle avait entendu des bruits bizarres, mais comme les parents de Karl buvaient tous les deux, après vingt ans de voisinage elle ne se tracassait plus, mais là, c'était quand même assez bizarre, si bizarre que ce matin elle pris la décision, d'appeler la police, ce qu'elle fit, mais avant qu'elle ne regagne la porte de sa maison, nous décidâmes, d'en savoir un peu plus. Nous avions bon être des enfants, nous savions pertinemment bien que dès que la police arriverait sur les lieux, nous ne pourrions plus avoir la même liberté que, dans l'immédiat. De ce fait bien compris par tous, nous avons fait le tour de la maison.
La porte arrière, était quant à elle ouverte, des traînées de sang, fusaient comme des sillons mal dessinés, de la porte extérieure jusqu'à l'abri de jardin qui était dans le fond de ce jardin, ainsi que des empreintes de semelle de chaussures, appartenant vraisemblablement, à un enfant, deux sillons étaient donc parfaitement visible, d'après ce que nous pouvions en constater, on aurait dit qu'on avait traîné sur plusieurs mètres, deux corps adultes, mais ce qui me frappa le plus, c'est que ces deux corps avaient été apparemment traîné par un enfant.
Aucun signe, d'effractions, et pourtant il s'était bel et bien passé quelque chose, chez les parents de Karl cette nuit.
A douze ans, on n'estime pas encore le danger comme à cinquante, c'est pourquoi, prit de notre curiosité, nous décidâmes de nous rendre dans l'enceinte de cette cabane.
On devrait rebrousser chemin, nous dit Steeve. Steeve, qui pourtant avait l'habitude des cadavres, son père tenait le funérarium du village, et comme mon père était le médecin, ils étaient amis, depuis des lustres, mais comme nous tous, à ce moment là, nous sentîmes en nous, qu'on était pas vraiment à notre place, et qu on allait faire une belle bêtise.
Mais Frédéric, qui lui allait toujours de l'avant et s'en foutait éperdument des conséquences, nous rappela que la police allait très certainement arriver, et que si on voulait voir quelque chose, il fallait y aller maintenant et réfléchir après, ce que nous fîmes.
Quant à Cédric, il se tenait un peu en retrait, mais toujours là, prêt à bondir hors du jardin, à la moindre vision d'horreur ou…
Nous étions donc, partis sur ces traînées, comme des petits détectives en herbe, arrivés près de la porte du cabanon, les traces s'arrêtaient brusquement, il ne fallait pas être détective pour comprendre que les traces continuaient après cette porte fermée.
A ce moment, nous nous regardâmes, et sans dire un mot, nous nous comprenions. Ah l'ais-je, oui ou non, ouvert la porte, et pour y découvrir quoi ? Est-ce que nous voulions vraiment savoir ce qui se cachait derrière cette porte? Manifestement oui, car la porte Fred, l'ouvrit, et là nous avons découvert, une tondeuse à gazon, et quelques outils de jardin décimés le long des murs, mais aucuns corps sans vie qui auraient dû, d'après les indices être couchés à même le sol.
Nous étions, à la fois content et déçus, car le grand frisson, n'était pas encore pour aujourd'hui, mais en même temps, nous n'avions pas vraiment envie de constater deux ou trois corps allongés dans cette cabane.
En sortant de la cabane, Cédric tomba lourdement, il venait de trébucher sur une chaussure qui était posée a même le sol, en se retournant, et étant à quatre pattes, il pût à ce moment s'apercevoir, que la chaussure était chaussée, et que ce pied était longé d'une jambe. Pris de panique il cria aussi fort qu'il pouvait et s'enfuit, mais nous, nous restâmes et regardâmes ce qu'il y avait de si horrifique en dessous de la cabane, et c'est là que nous avions pu apercevoir, trois corps, deux d'adultes et un d'enfant, c'étaientt les corps des parents de Karl et le sien.

En sortant du jardin, Cédric, n'heurta pas M.gazette, mais l'autre voisin de Karl, Robert (le garde chasse) dit Roby belles oreilles.
A l'époque, alors que la mode était de couper ses cheveux en faisant en sorte que les oreilles dépassent comme les anses d'une cruche. Eh bien notre ami Robert avait déjà la coupe des beatles sans même savoir qu'ils étaient. Il cachait ses oreilles, car on aurait dit deux paquets de cire molle.
Il paraît qu'un jour, alors qu'il allait sur ses huit ans, son père s'était mis en rogne parce qu'il avait cassé un carreau de la cuisine, à cette heure là, sa mère n'était pas encore rentrée du boulot, et son père l'avait attrapé, et l'avait emmené près de la grande cuisinière à charbon qui hornait leur cuisine, et lui avait collé la tête contre une des grandes plaques en fonte du foyer, pendant une dizaine de secondes, puis passa à l'autre côté de son visage, ensuite il avait appelé les secours.
Quand les secours sont arrivés sur place, il leur a dit que son fils avait essayé d'écouter le feu, et qu'il s'était fait ça tout seul, mais l'infirmier avait put constater qu'il manquait des cheveux au petit (robert) et bien sûr le père de Robert fut pris pour ses méfaits et fut aussitôt enfermé, d'après mes grands-parents, on ne l'a plus jamais revu après, et Robert passa le reste de son enfance avec sa mère .

Quand Cédric heurta Roby belles oreilles, il avait déjà son douze en main et chargé de deux cartouches à gros gibier, il avait entendu les cris de peur et de stupéfaction de Cédric, et était déjà prêt à faire feu sur tout ce qui aurait pu bouger, il attrapa Cédric par l'oreille (c'était son point de prise favori au vieux Robert…) et le traîna jusqu'à nous, en pensant qu'on avait encore fait une belle bêtise dans le jardin de Karl, et c'est à ce moment là, que nous nous sommes entrepris à lui expliquer la situation, mais, nous n'eûmes pas le temps, car la police était déjà arrivée sur les lieux et nous fûmes déplacés du jardin aussi vite que Cédric ne s'y était enfuit un peu plus tôt.

Voici la nouvelle histoire d'Alain, c'est les deux premières parties,

J'espère pour lui qu'elle aura autant de succès que l'Ermite sa première histoire!

A bientôt, pour de nouvelles aventures !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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